Nos principes pédagogiques

La pédagogie est « l’art d’apprendre à apprendre ». L’apprentissage doit être centré sur l’apprenant, son épanouissement, son auto-développement.

Ainsi, nos principes pédagogiques reposent sur :

– la confiance,
– l’empathie,
– l’authenticité,
– l’accompagnement,
– la personnalisation,
– la co-construction.

L’étudiant en soins infirmiers et l’élève aide-soignant sont de futurs professionnels des soins.

Individu en apprentissage, il possède un capital de connaissances, une histoire et un passé socioculturel.

Il a des désirs, des potentiels, qui lui permettent de s’engager dans le processus d’apprentissage pour construire son identité et son projet professionnels.

Le formateur,

– pratique une pédagogie différenciée, centrée sur la personne ;
– il établit un mode de relations triangulaires mettant en présence le formateur, le formé, les savoirs ;
– il favorise les aptitudes créatives de chacun, l’initiative ;
– il fait appel au dynamisme et aux ressources intérieures de la personne ;
– il est responsable du suivi pédagogique des étudiants,
– il a un rôle de :

  • conseiller,
  • guide,
  • facilitateur,
  • évaluateur.

Notre objectif est de mettre en place une formation personnalisée et non pas seulement individualisée, au sens de la distinction opérée par André VOISIN :

« Ce n’est pas parce que, dans la formation individualisée, il y a accès direct au savoir, qu’il y a forcément prise en compte par le formateur des attentes de la personne ou de son mode d’apprentissage. Les objectifs, attentes et motivations (a), les connaissances et compétences déjà détenues (b), les rythmes et modes propres d’apprentissage (c) doivent être pris en compte de manière personnalisée, et non seulement individualisée. La personnalisation du niveau (b) est de l’ordre de la construction de parcours de formation, celle du niveau (c) est de l’ordre de la méthode pédagogique, celle du niveau (a) relève d’une l’ingénierie de formation (formation « sur mesure ») et d’une personnalisation ou d’une négociation des objectifs de formation »[1].

Il s’agit d’une visée.

Le formateur guide l’apprenant dans la construction de son portefeuille de compétences. Il facilite la conceptualisation en aidant aux allers-retours entre théorie et pratique.

La plus grande partie de nos connaissances se situe dans nos compétences, c’est-à-dire la forme opératoire de la connaissance, celle qui permet d’agir en situation. Elle ne s’oppose pas aux connaissances académiques transmises par l’école et l’université, mais il existe un décalage parfois impressionnant entre les connaissances académiques d’un individu et ce qu’il peut faire en situation, et ce qu’il est capable d’en dire (forme prédicative de la connaissance : énoncer les propriétés et les relations des objets de pensée).

Dans le développement de la forme opératoire, le poids de l’expérience est considérable car la compétence se développe en situation concrète.

La compétence est donc « un ensemble de savoir-faire, de comportements, et de connaissances, mobilisés dans une action et adaptés aux exigences d’une situation »[2].

 

Extrait du projet pédagogique des IFSI/IFAS de Dinan et de Saint-Malo

 


[1] VOISIN A., 2001, « L’apprenant introuvable, ou les incertitudes de la recherche », Revue Education Permanente, n°147, p. 72.

[2] DHOS à partir des travaux de Guy LE BOTERF.